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Papiers du Prof. Annette Paquot

1.Peur de la vérité?
2.Réaffirmer notre solidarité avec le peuple Juif et l'État d'Israël
3.Message au Recteur de l'Université du Québec à Montréal
4.Message au Président du Conseil d`àdministration de l`Université Pierre et Marie Curie (Paris VI)
5.Réaction à l'attentat terroriste à l'Université hébraïque de Jérusalem




Professeur titulaire

Université Laval


Peur de la verité?

9.September.2002

Ce lundi, à Montréal, l'intolérance et la haine de la liberté nous ont montré leur hideux visage: des manifestants pro-palestiniens, aveuglés par leur détestation d'Israël, ont forcé, par la violence, l'annulation de la conférence que devait donner à l'Université Concordia M. Benjamin Netanyahu, ancien premier ministre d'Israël.
Que, dans notre pays, la liberté d'expression d'une personne soit ainsi bafouée et qu'un de nos hôtes soit privé de son droit, élémentaire s'il en est, de s'exprimer ne peut que ternir notre réputation et est déjà injustifiable en soi. Que cela se passe dans le milieu universitaire l'est encore plus. Non pas parce que l'université serait un lieu plus digne d'être protégé qu'un autre, mais parce que cet événement est absolument le contraire de ce qu'elle est censée être, ce qu'elle tente d'être: une institution vouée à la réflexion, au débat d'idées, un lieu ouvert, où règne le pluralisme.

Au nom des valeurs qui fondent l'université, qui en sont l'essence même, et qui sont celles de tout intellectuel qui se respecte, les universitaires devraient exprimer leur indignation devant ce qui s'est passé à l'Université Concordia: si la liberté d'expression est chassée de l'université, où se réfugiera-t-elle? Si nous nous taisons quand elle est menacée, comment justifierons-nous les privilèges que la société nous accorde au nom, précisément, de la liberté universitaire? Or, qu'est-ce que la liberté universitaire, sinon la liberté de penser, de chercher la vérité et de parler? La liberté de déplaire, de ne pas hurler avec les loups, de dire que le roi est nu et que, oui, le terrorisme est un mal. Les universitaires ont depuis longtemps accordé beaucoup d'importance à cette liberté. Il serait inconcevable qu'ils la laissent bafouer dans l'enceinte même où elle est censée s'exercer! Ils l'ont revendiquée -et obtenue- pour eux-mêmes, certes, mais ils ont en contrepartie le devoir de veiller à ce que leurs concitoyens (et leurs invités) puissent aussi jouir des droits que leur garantit notre pays. C'est donc aussi en tant que citoyens d'un pays libre et démocratique, soucieux du respect des droits fondamentaux, que nous devons tous protester contre de tels agissements. Ils sont la négation des principes qui nous font vivre. Et c'est en tant que citoyens que nous demandons que les auteurs de ces actes injustifiables soient arrêtés et punis. Nous ne pouvons pas les laisser gagner: accepter cette victoire de l'intolérance, de la force sur le droit, ce serait reconnaître l’efficacité de ces comportements et, par le fait même, l’accroître. Ce serait nous mettre à la merci de tous ceux qui voudront utiliser cette arme contre nous. Ne nous faisons pas d'illusion: ils le feront! Et ce jour-là, nous regretterons notre liberté perdue.

Qu'est-ce qui les poussait, ces étudiants intolérants? Le désir de régner sans partage par la force? Sans doute et c'est là une des marques de la tentation totalitaire. Ils y ont cédé: ils ont imposé leur volonté par la force et la force l'a emporté, sous les applaudissements d'une foule hargneuse et fanatique, heureuse d'avoir triomphé si facilement. Ce que nous avons vu est terrible et nous fait honte: ce n'était pas une simple manifestation, c'était une émeute et des honnêtes gens ont été molestés et injuriés, sous les yeux impuissants de la police.

Les émeutiers ne pouvaient tolérer la tenue d'une simple conférence. Pourquoi? Pourquoi ne pas accepter que leur adversaire parle et, ensuite, argumenter et débattre? De quoi avaient-ils peur? D'entendre la vérité? Mais s'ils ne peuvent l'entendre, ne serait-ce pas qu'elle n'est pas à leur honneur? Ils défendent une cause, disent-ils. Celle des Palestiniens. Leur comportement d'aujourd'hui est-il à l'image de l'État qu'ils veulent pour eux? Cet État qu'ils prétendent vouloir construire là-bas garantira-t-il les libertés qu'ils foulent aux pieds ici? On nous permettra d'en douter.


Philippe Barbaud
Université du Québec à Montréal

Julien Bauer
Université du Québec à Montréal

Jean-Charles Chebat
HEC Université de Montréal

John J. Furedy
Université de Toronto

Claire Gélinas
Université du Québec à Montréal

Michael R. Marrus
Université de Toronto

Jean Ouellette
Université de Montréal

Annette Paquot
Université Laval

Michaël Laughrea
Université Mc Gill

Reneo Lukic
Université Laval

Alexandre Sadetsky
Université Laval

Stephen Schecter
Université du Québec à Montréal





Réaffirmer notre solidarité avec le peuple Juif et l'État d'Israël


Paru dans Le Devoir le 7 decémbre 2001


Il y a quelques semaines, une école juive a été incendiée à Marseille et, dans la cour de récréation, on a creusé des trous dans lesquels on a caché des clous pour que les enfants s’y blessent en jouant. Des terroristes islamistes avaient planifié de faire sauter une «mégabombe» à Outremont ou dans les environs et voulaient provoquer l’explosion «la plus dommageable possible» pour les nombreux juifs qui vivent dans ce quartier. Et en Israël, la série d’attentats contre des civils continue, presque sans répit, à faire des victimes innocentes: le delphinarium de Tel-Aviv, la pizzeria de Jérusalem... Ce samedi soir, place de Sion, les attentats de kamikazes, l’horreur au coeur de Jérusalem, et, ce dimanche 2 décembre, la terreur aveugle à Haïfa...

Les actes de haine s’alignent sur les discours de haine. Nous les avons tous entendus, à Durban, ces slogans abominables dépeignant Israël comme un état raciste et satanique et nous les avons vues, ces pancartes associant l’étoile de David et la svastika. Nous l’avons lu dans de trop rares journaux: les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne enseignent à leurs élèves que les Juifs sont par nature «traîtres» et «cupides» et qu’il faut les «expulser» du pays qu’ils ont fait reverdir. Ils leur présentent le martyre comme un accomplissement et les maîtres d’école sont invités à considérer comme un objectif pédagogique d’en faire naître le désir. Le 14 août, La Presse nous apprenait que, dans un défilé de deux à trois mille personnes dans la bande de Gaza, il y avait des enfants portant des ceintures d’explosifs factices. On les a vus aussi, très fugacement, sur certains écrans de télévision.

Nous le savons ou nous devrions le savoir: les Protocoles des sages de Sion, faux antisémite bien connu, sont un succès de librairie dans le monde arabe. Une certaine presse arabe reprend systématiquement, comme en décalque, les pires accusations du vieil antisémitisme européen et du régime nazi: il est question d’Israël qui distribue des bonbons empoisonnés aux petits enfants palestiniens, d’une «matsa [galette azyme] juive faite avec du sang arabe» (Al-Ahram, 28 octobre 200) et l’on a pu entendre à la radio des phrases comme celle-ci: «...les temps sont proches où les Musulmans combattront les Juifs et les tueront, où le Juif devra se cacher derrière une pierre ou un arbre, et la pierre ou l’arbre, s’adressant au Musulman lui diront: Toi le Musulman, toi l’esclave de Dieu, il y a un Juif qui se cache là derrière moi, approche-toi et tue-le.» (Radio-Orient, La Mecque, 27 octobre 2000). À la télévision palestinienne, le 13 octobre 2000, le lendemain du lynchage de deux soldats israéliens à Ramallah, un ancien recteur de l’Université de Gaza a dit «N’ayez pas pitié des Juifs, où qu’ils soient, dans n’importe quel pays. Combattez-les, où que vous soyez. Partout où vous les voyez, tuez-les.»

Il y a quelques mois, B.-H.Lévy rapportait dans Le Point (8 juin 2001) ces paroles terribles d’un colonel du Fatah: «nous aimons beaucoup plus la mort que les juifs n’aiment la vie.» Comment ne pas les rapprocher de celles d’un lieutenant de Ben Laden, que Mario Roy citait dans La Presse du 12 octobre: « des milliers de jeunes de notre nation veulent autant mourir que les Américains veulent vivre»? Le discours est le même et le mode de combat, la bombe humaine qui sème la terreur, aussi.

Beaucoup d’entre nous ont tenu à manifester leur solidarité avec l’Amérique attaquée par la haine. Au delà de toute considération politique, c’est là un geste de simple dignité humaine, l’affirmation de notre commune foi en la liberté et de notre désir de défendre la démocratie: un NON au terrorisme et un OUI au citoyen libre et à la vie choisie. Nous devons affirmer clairement la même solidarité envers le peuple juif, qui partage ces valeurs et, agressé par les mêmes ennemis, les applique en Israël envers et contre tout. Car -et il ne devrait pas être nécessaire de le répéter- Israël est une démocratie: n’importe qui peut s’assurer qu’y règnent le pluralisme et la liberté d’expression, que les élections y sont libres, que les citoyens y votent selon le principe «one man, one vote», qu’il s’y pratique l’alternance du pouvoir, que des Arabes siègent au gouvernement, à la Knesset et à la Cour suprême. Que la liberté de culte y est totale. Que la population israélienne elle-même est incroyablement bigarrée et diverse, par la langue, la couleur, les coutumes, la culture. On ne peut en dire autant de ses ennemis.

J’allais écrire «Israël, qui est en butte à la même haine». Ce n’est pas exact. La haine qui motive les terroristes du Hamas et du Jihad islamique est politique, certes, comme celle qui a anéanti les tours de New-York et leurs occupants: fasciste et totalitaire dans son essence, elle vise la société ouverte dans son mode de vie libre et ses valeurs de pluralisme. Mais elle est pire encore, si c’est possible: elle réanime des démons qui, on veut le croire, ont été écrasés en Occident et que l’histoire du XXe siècle devrait nous avoir appris à reconnaître: un «racisme de guerre», qui veut la destruction de l’État d’Israël non seulement parce que cet État est une sorte d’avant-poste de l’Occident démocratique dans l’Orient des dictatures islamiques, mais surtout parce que c’est l’État du peuple juif. Comme on peut le constater par les quelques exemples que j’ai cités ci-dessus, les méfaits que cette propagande lui impute sont indissociables de la nature malfaisante qu’elle attribue aux juifs. Les masques sont donc tombés et on ne peut l’ignorer: les terroristes palestiniens s’en prennent explicitement à Israël parce qu’ils ne veulent pas, n’ont jamais voulu, d’un état juif. Qui osera encore prétendre maintenant que, dans ce conflit, il faut distinguer entre l’antisionisme et l’antisémitisme et que l’antisionisme est plus légitime que l’antisémitisme qui a fait la honte de l’Europe?

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas ici de tomber dans le travers que je dénonce et de tenter de disqualifier radicalement et de diaboliser absolument l’autre partie, l’ensemble de la population palestinienne, qui ne mérite certes pas d’être confondue avec ses segments les plus extrémistes. Il s’agit de condamner le terrorisme et l’antisémitisme qui l’inspire. Point.

Nous ne pouvons continuer à nous taire et si nous le faisons, notre silence pourra être interprété comme de l’indifférence ou de la désinvolture. Pire: comme un consentement. Un consentement à l’abomination ne peut être que moralement ignoble et politiquement désastreux.


 

Message au Recteur de l'Université du Québec à Montréal

Monsieur le Recteur,

L'UQÀM a annulé la conférence du lundi 9 décembre de Gideon Kouts,journaliste de la revue «L'Arche», qui a été expulsé de Beyrouth lors du sommet de la Francophonie.  Cette décision ne peut que jeter un doute sur la respect de la liberté d'expression par votre institution et est de nature à ternir gravement sa réputation.

En tant qu'universitaire, je ne peux me taire devant cette atteinte aux valeurs qui devraient inspirer la vie académique et je m'interroge sur les raisons qui l'ont motivée.  Si la liberté d'expression est chassée de l'université, où se réfugiera-t-elle?

En tant que citoyenne, je ne peux m'empêcher de noter que, de plus en plus, des juifs et des Israéliens sont victimes d'intolérance et de manoeuvres qui ont pour effet de les empêcher d'exercer leurs droits et je  trouve que c'est honteux et inadmissible dans un pays démocratique.

Veuillez agréer, Monsieur le Recteur, mes salutations distinguées.

Annette Paquot

Annette Paquot
Directrice
Département de langues, linguistique et traduction
Université Laval

 

Message pour M. GILBERT BEREZIAT, Président du Conseil d'administration de
l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI)



Monsieur le Président,

J'ai appris que le Conseil d'administration de Paris VI vient de voter une
motion demandant à l'Union européenne de ne pas renouveler son accord-cadre
de coopération universitaire avec Israël.  En tant qu'universitaire, je
tiens à vous exprimer la vive indignation que m'inspire cette décision.

Ainsi donc, au nom des droits de l'homme, est suivi un appel au boycott
qui vise exclusivement Israël et -il faut se demander pourquoi - ignore
tant de comportements condamnables lorsqu'ils sont le fait d'autres pays, à
commencer par les attentats suicides commis par les terroristes
palestiniens et commandités ou tolérés par les autorités palestiniennes.
Par exemple, il n'y a pas de boycott universitaire de la Russie pour ce
qu'elle fait en Tchétchénie ni de la Chine pour son occupation du Tibet.
Cette sévérité implacable contre le seul État juif, cette réprobation
sélective, ce déséquilibre dans la condamnation, tout cela paraît bien
suspect et devrait faire réfléchir.   La vigilance critique à l'égard
d'Israël ne serait pas un mal si tous les autres pays faisaient l'objet
d'une égale attention, mais quand elle ne s'exerce que dans sa direction et
va de pair avec l'occultation systématique des crimes de ses ennemis, non
seulement elle est injuste, mais aussi elle perd toute crédibilité. Ne
pensez pas que personne ne s'en rend compte.

Votre motion dénonce «l'occupation israélienne des territoires de
Cisjordanie et de Gaza», qui rendrait «impossible l'activité d'enseignement
supérieur et de recherche de nos collègues palestiniens».  Soucieux des
droits de l'homme et du libre exercice de «l'activité d'enseignement
supérieur et de recherche» de nos collègues israéliens, avez-vous condamné
l'attentat terroriste à l'Université hébraïque de Jérusalem de cet été?
Ici, au Canada, plusieurs collègues l'ont fait et je joins un article,
signé par quelques-uns d'entre eux, qui a paru dans deux quotidiens
montréalais.

Au nom des valeurs qui doivent être non seulement celles de tout
intellectuel, mais aussi celles de toute personne soucieuse du respect des
droits fondamentaux, j' exprime ma solidarité et mon soutien à tous nos
collègues israéliens, si injustement traités par votre motion. En tant que
citoyenne d'un pays libre et démocratique, comme l'est l'État d'Israël, je
proteste aussi contre toutes les manoeuvres politiques qui tendent à faire
mettre ce pays au ban des nations. De sinistre mémoire, elles sont la
négation des principes qu'elles prétendent défendre.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

Annette Paquot

P.S. Je vais rendre public le contenu la présente lettre et la diffuser le
plus largement possible.

 

 Réaction à l'attentat terroriste à l'Université hébraïque de Jérusalem

 

Une université, un lieu de réflexion et d'étude.  Un lieu où l'on devrait être à l'abri.  Un refuge quasi inviolable, selon l'ancienne tradition.  Un lieu auquel, dans la vie “normale”, on reproche plutôt d'être trop protégé, trop éloigné des aléas et des vicissitudes du quotidien, du réel...  Une tour d'ivoire, dit-on parfois.  Un lieu où les frontières géographiques et nationales sont dépassées ou perdent de leur sens.  Une institution qui, par définition, a pour vocation l'universel et la recherche sereine (c'est-à-dire “paisible”) du savoir...

L'Université hébraïque de Jérusalem, une des universités les plus réputées et les plus prestigieuses du monde entier, un “havre de la pensée sur une colline biblique”, où se côtoient et dialoguent des étudiants et des professeurs juifs, musulmans, chrétiens, agnostiques et athées, où Israéliens, Américains, Français, Canadiens, Congolais se retrouvent pour se construire par la rencontre et le travail en commun.

Il est révélateur, tristement révélateur, le choix de la cible visée par les terroristes palestiniens: à leurs yeux, il n'y a vraiment rien de sacré: ni la religion ni la science, ni la vie physique ni la vie intellectuelle.  On le sait, le fanatisme religieux est une des formes de l'obscurantisme et le terrorisme la forme de lutte la plus barbare qui se puisse concevoir.  Par cette tuerie sur un campus universitaire, les terroristes palestiniens ont gravi un nouvel échelon dans l'horreur dont ils sont les spécialistes et montré, une fois de plus, qu'ils ne respectent rien.  Pensent-ils pouvoir conserver longtemps le respect des alliés qu'ils ont encore (ô aveuglement des clercs!) dans les universités?

Nous, universitaires occidentaux, dans nos salles de cours confortables, dans nos laboratoires si bien équipés, dans nos campus hyper-sécurisés, nous qui sommes à l'abri de tout, pouvons-nous même imaginer comment se vivent l'étude, l'enseignement et la recherche sous une constante menace de mort?  Nous, si jaloux de la moindre parcelle de notre liberté universitaire, si soucieux du respect des codes de toutes sortes qui protègent notre recherche de la vérité scientifique, pouvons-nous tolérer que d'autres, qui partagent ces valeurs et poursuivent notre objectif, soient les victimes de tant de barbarie sanglante?

Nous, universitaires occidentaux, pouvons-nous rester insensibles devant cet acte, qui, à travers les professeurs et les étudiants de Jérusalem, nous vise, nous aussi, en tant qu'universitaires?  Nous, si prompts à nous enflammer pour combattre la moindre atteinte aux droits et aux libertés, si portés à nous engager pour toutes les bonnes causes, à protester contre la plus petite discrimination, contre le moindre semblant de manquement à l'éthique, pouvons-nous nous taire devant le terrorisme qui tue et qui mutile?

Non!

Nous disons notre indignation devant ce qui s'est passé et notre solidarité avec les professeurs et les étudiants de l'Université hébraïque de Jérusalem.  Ils sont nos collègues et nos camarades, ils pourraient être nos étudiants: ils peuvent compter sur nous.

Marc Angenot

Université Mc Gill

 Jean-Charles  Chebat

École des Hautes études commerciales

 Claire Gélinas

Université du Québec à Montréal

 Hans-Jurgen Greif

Université Laval

 Renéo Lukic

Université Laval

 Michael R. Marrus

Université de Toronto

 Elliott Moore

Université Laval

 Jean Ouellette

Université de Montréal

 Annette Paquot

Université Laval

 

 



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